Mr Popples

Mars et «moi» des fous.

Voici la suite du texte « Névrose »

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Mr Popples.
Mr Popples venait de sortir du cabinet du Docteur Auguste Schnorchel, psychanalyste, qui avait eu une dure semaine.
Et cette première séance avec ce nouveau client fut pour lui quelque part « reposante » .  Pas encore de catharsis à gérer !

Pour que les blocages se dénouent, le patient qui ne vient au départ que pour des symptômes (mal-être incompréhensible, souffrance intérieure, troubles obsessionnels compulsifs), ne voit pas les murs de la prison dans laquelle il s’est enfermé lui-même, jadis.

Le travail du médecin sera alors de lui faire recouvrer la vue. L’amener à sentir à tâtons ces murs, mettre des mots sur ces résistances, dévoiler ce qu’elles cachent, trouver l’issue par lui-même par des prises de conscience successives.

Le thérapeute resta assis un long moment, pensif.
Il se remémora les propos tenus par son client : «un rêve» dont l’action se déroule dans « un film en noir et blanc » .
« Dans le lointain passé… hum, hum ». Une phrase prononcée à voix haute par le médecin, comme pour mieux réfléchir .
Puis il enchaîna toujours distinctement : « D’après Mr Popples, l’homme qu’il voit dans ce rêve, chapeau haut de forme long manteau, barbe, est Freud. Il me représente donc, d’après lui » . Toutes ses paroles résonnaient dans la pièce.

Puis, il continua sa réflexion intérieurement.
À noter, la barbe est un symbole paternel également, un des grands archétypes communs comme Dieu ou le soleil .

Un vieux film, muet de surcroît… il se pourrait que tout ce rêve soit lié à un secret tu ! Ou à un refus de parler correspondant à un rejet de la cure, idem pour le fait de m’attribuer cette demande du premier intertitre, rejet qui serait normal et est de toute manière tôt ou tard, inévitable .

Auguste Schnorchel reprit ses notes en main pour relire plus particulièrement cet intertitre : « Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise »…

Puis il se mit à écrire frénétiquement sur son bloc-note.

Le patient que nous nommerons « Monsieur P » l’explique ainsi : « J’adorais traîner dans les bois et manger des framboises sauvages, quand j’étais chez mes grands-parents. J’y ai passé toutes mes grandes vacances jusqu’à mon adolescence.
Et maintenant que je m’en souviens, ils habitaient la ville de Conte dans le Jura… Ma grand-mère était donc Contoise ! » .
Il y a là fort probablement, le repère temporel d’un refoulement passé, songea le praticien.
À quoi correspond-il ? Renvoie-t-il à un autre instant similaire ? Est-il un déplacement, un mélange de souvenirs qui pourraient en cacher un ou plusieurs autres ?
Sur l’intertitre suivant était inscrit : « Je vous prie de rester courtois, voyons ! ».
D’après Mr P, c’était sa réponse à ma demande. Comme si je l’offensais ? …

Tout est connecté, reste à savoir comment. Seul Mr Popples le sait et finira par le dire, pensa le Docteur.

À ce même instant, Mr Popples arrivait à son domicile. Il semblait nerveux et ne cessait d’observer les alentours.
Il rentra un code sur un boîtier d’alarme. Il prit son trousseau de clefs, puis ouvrit un, puis deux, puis trois verrous. Et il jeta un dernier coup d’œil derrière lui, avant de se glisser furtivement à l’intérieur par l’entrebâillement de la porte blindée maintenant ouverte.
Une fois rentré dans son fort Knox, il refit les mêmes opérations dans l’ordre inverse, excepté pour l’alarme.

Puis il fut soudainement pris d’une crise d’hilarité à en pleurer !
Les spasmes de rires par vagues successives, s’estompèrent progressivement, laissant place à des courbatures abdominales. Il essuya ses larmes d’un revers de manche, renifla d’un coup sec et lâcha dans un profond soupir : « Oh là là ! » comme s’il regrettait déjà cette émotion qui lui avait échappée.

Puis, ayant repris son calme, il accomplit ses rituels quotidiens, réglé comme du papier à musique : remettre à l’heure exacte sa vieille horloge comtoise qui perd systématiquement cinq minutes en vingt-quatre heures, et sortir son souper du congélateur coffre.

Il prit une clé cachée dans un interstice, à droite du cadran de la centenaire.
Avec, il alla ouvrir un gros cadenas qui condamne l’ouverture de l’imposant appareil frigorifique.

Il farfouilla à l’intérieur des viscères du monstre pour en extraire son repas, mais quelque chose l’en empêchait !

« Étrange que cela coince ! », dit-il.
Tout avait été effectivement calibré, découpé et conditionné
dans du plastique haute résistance puis soigneusement rangé !
Il en sortit deux ou trois trucs qu’il aligna sur la table de la cuisine… une
jambe, un bras, une tête avec un sac collé sur le visage !
« Ah voilà le coupable », lâcha-t-il !
« C’est ce foutu sachet de framboises surgelées qui s’est collé ! Sûrement à cause de l’humidité due à la condensation », marmonna-t-il.
« Il faudra vraiment que je change ce joint défectueux ! »
Il eut une idée… Et si en attendant je me faisais un dessert à la framboise.
« Ce soir, festin ! », s’écria-t-il.

Il profita de cet incident pour en extraire un poulet pour son déjeuner du lendemain, en plus de son dîner du jour.

Puis Mr Popples remis un peu d’ordre dans ce bazar, rangea méticuleusement chaque membre à sa place, referma le couvercle et s’en alla tranquillement replacer la clé du mausolée dans la pendule.

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Glomérule Néphron.

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Mars, et « moi » des fous

Excellente idée que Gibulène a eue pour l’Agenda Ironique de Mars 2020 – Le mois des fous.
Le challenge : « Imaginez que vous êtes dans le moi d’un fou. Vous allez parler de ce que vous voyez, ressentez, imaginez, de l’intérieur de ce moi fou, en vous mettant à la place d’un de « ces êtres étranges et dérangeants » que sont les « fous ». Sauf que bien sûr, il y a une contrainte !
Il vous faudra insérer, là où vous voudrez, la phrase suivante :
« Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise ».
– Je vous prie de rester courtois, voyons ! »

Ce thème sur la folie et cette phrase à insérer m’ont inspiré.

Je suis hors compét puisque la date butoire est passée. Mais peu importe, je me suis bien amusé en créant cette histoire, composée de deux textes qui pourrait aussi bien n’en faire qu’un seul. Et si pour écrire cette aventure, je me suis tantôt mis dans la peau du psychanalyste, tantôt dans celle de Mr Popples, je me sens libéré d’en être sorti !

Névrose.

Un cabinet de psychanalyse, quelque part en Angleterre …

– Bonjour docteur Schnorchel.
– Bonjour Mr Popples. Installez-vous sur le divan. Connaissez-vous le principe de la psychanalyse ?
– Oui, c’est une thérapie par la parole où il me suffit de vous dire tout ce qui me passe par la tête.
– Et d’associer des idées, de raconter vos rêves, si vous vous en souvenez.
– Tiens c’est marrant que vous m’en parliez
– Marrant ?
– Oui, c’est une drôle de coïncidence !
– Une coïncidence hum, hum…
– Cette nuit, j’ai fait un drôle de rêve.
– Hum, hum, un drôle de rêve ? Comme la coïncidence ?
– Vous voulez dire que ce rêve n’était pas une coïncidence et était en rapport direct avec notre premier rendez-vous ?
– Moi je ne dis rien, c’est vous qui venez de le dire !
– Ah oui ! Par les associations d’idées !
– Et ce rêve ?
– Heu, c’était vraiment bizarre.
– Oui, c’est-à dire ?
– C’était comme dans un film muet, en noir et blanc. Il y avait un grand monsieur barbu affublé d’un monocle, et d’un haut de forme. Il était vêtu d’un long manteau comme au XIXe siècle. Il semblait me dire quelque chose. Sur l’intertitre, vous savez dans les vieux films muets, le texte qui était écrit sur un carton entre deux scènes…
– Oui et qu’y avait-il d’inscrit sur « ce carton » ?
– Il y avait : « Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise ». Ca ne veut rien dire !
– Vous en êtes sûr ? Les framboises, vous font-elles penser à quelque chose en particulier ?
– Heu…(un ange passe, puis deux et enfin trois 😉 )
J’adorais traîner dans les bois et manger des framboises sauvages, quand j’étais chez mes grands-parents. J’y ai passé toutes mes grandes vacances jusqu’à mon adolescence.
Et maintenant que je m’en souviens, ils habitaient la ville de Conte dans le Jura… Ma grand-mère était donc Contoise !
– Et ces « yeux » de framboises ? Quelle signification ils auraient pour vous ?
– Les yeux… voir . Revoir ces instants de cueillette ? Mon enfance ?
– Hum, hum. Et « demande connaissance » cela vous évoque… ?
– Ben… C’est quelqu’ un qui veut savoir, qui veut comprendre, prendre connaissance.
– Et ce monsieur barbu du XIXe siècle en haut de forme ? Qui pourrait-il être ou symboliser pour vous ?
– Heu… Il me fait penser à Freud. C’est ainsi que je me le représente. Il pourrait être vous ! Vous êtes mon psychanalyste… Oui, c’est vous !
– Et donc si on l’on résume tout ce que vous venez de me dire …
– Et bien hier soir, j’ai rêvé que vous me demandiez de me souvenir de mon enfance pour comprendre… mes vacances, la cueillette des framboises… chez mes grands-parents qui habitaient à Conte.
– Et vous me répondiez quelque chose ?
– Je vous répondais sur l’intertitre suivant : «– Je vous prie de rester courtois, voyons ! »
– Comme si cette demande que je vous faisais était une offense, donc ?
– Oui, apparemment ! Répondit Mr Popples perplexe.
– Et que pensez-vous d’entamer une thérapie par la parole en évoquant votre rêve qui se déroule au beau milieu d’un film muet ?
Le patient interloqué en resta coi !
Et vous n’avez pas encore abordé les raisons de cette cure que vous souhaitez commencer.
Je vous laisse réfléchir, dit le médecin.
Nous nous revoyons vendredi à 15 h 00 ? Cela vous convient-il ?
– Oui, parfait docteur, bégaya Popples encore surpris.
Combien je vous dois ?
– La première séance est offerte. Les prochaines vous coûteront 80 £ivres.
Mr Popples se leva, songeur, serra la main du praticien et s’en alla.
– Non, s’écria le psychanalyste.
Le client fit un bond de côté.
Pas par cette porte, dit le Dr Schnorchel.
Il y en a une pour rentrer et l’ autre pour sortir, afin que les patients ne se croisent pas !
– Ah oui, je comprends! Pour la discrétion, j’ apprécie ! A vendredi docteur !
– A vendredi !

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Glomérule Néphron.

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Le masque

Glomérule masqué

Le masque.

Un masque, je me suis dégotté,
Pour éviter de tous les contaminer,
Les autres, surtout nos sages, nos aînés,
Les plus fragiles de nos êtres aimés.

Un masque, je me suis dégotté,
Pour pouvoir continuer à fumer,
D’un passage il est équipé,
Pour faire ma pipe passer.

Un masque, je me suis dégotté,
Et quand l’ air j’ aspirerai,
Le foyer de mon calumet,
Incandescent verra le virus brûler.

Un masque je me suis dégotté,
«Tout feu tout flamme» y est gravé,
Le sceau des enfers où va retourner
Cette saleté de bestiole couronnée !

Une page de pub : Le masque pour fumeur «tout feu tout flamme» , vous permettra de fumer en toute sécurité, et assainira votre environnement.

! Avertissement !

Attention fumer pue,
Fumer tue,

Fumes trop d’ « Amsterdamneur »
Et tu meurs…

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Glomérule Néphron.

Crédit photo : photo d’ origine du masque de Glomérule, cliquez ICI .

Cet écrit fait partie d’ une nouvelle catégorie de texte nommée M.L.Q.
Sans mauvais  jeu de mots, cet acronyme signifie : Magnifier Le Quotidien.

L’ occasion pour moi de laisser s’exprimer une parcelle encore intacte de mon âme d’ enfant. Celui-là même qui, avec deux bouts de bois, perché sur un vieux banc d’école, partait à l’ aventure sur le plus beau des bateaux pirates (le banc) et croisait volontiers le fer (les bouts de bois) avec qui voulait bien en découdre avec le capitaine qu’ il était.

Le motard

Le motard.

Un 16 Mars 2030, quelque part, la veille d’ un confinement total annoncé dû à une X ième pandémie .

Extrait des paroles de la chanson Harley Davidson par Brigitte Bardot
Paroles de Serge GAINSBOURG
Musique de Serge GAINSBOURG
© MELODY NELSON PUBLISHING, SIDONIE – 0
« En Harley Davidson
Je ne reconnais plus personne
En Harley Davidson

Je vais à plus de cent
Et je me sens à feu et à sang
Que m’importe de mourir
Les cheveux dans le vent

Que m’importe de mourir
Les cheveux dans le vent »

C’est ce vieux tube qui tournait en boucle dans le cerveau de John.
Sur son « gros cube » vrombissant, il dévalait la grande avenue.
Ses longs cheveux dépassaient de son casque vintage et venaient fouetter avec le vent, son blouson noir.

Tous les passants se retournaient sur son passage.
Pas tous les jours qu’ils pouvaient admirer un si beau spécimen !
Je parle bien sûr de cette moto thermique, une vraie pièce de musée en 2030.

« Allez une dernière virée avant le confinement total », se dit-il l’air ravi, la banane jusqu’aux oreilles.
Il donna un petit coup d’accélérateur supplémentaire et l’engin brusquement bondit en avant.
Soudain, un mouchoir en papier, soulevé par la voiture électrique qui roulait juste devant lui, vint se plaquer sur ses dents .
Respirant à ce moment précis par son large sourire, il eut comme simple réflexe au lieu de ralentir et de s’arrêter, de l’aspirer brutalement !
Beurk, en pleine épidémie !
Il tenta vainement en soufflant fortement, de l’expulser de son orifice buccal .
Puis réalisant qu’il n’y arriverait pas, freina enfin, se gara sur le bas-côté et extirpa l’ intrus avec ses mains.
« Ptpe, pfeu, baaah» fit il avec sa bouche, et finit par cracher par terre.
Quelle horreur !
D’où provenait ce mouchoir jetable ? Qu’ avait-il essuyé ? « Bordieu » !
Il l’ observa attentivement… « wouuuh, dégueulasse ! À moins que ce ne soit que ma propre salive ? Oui, ça doit être ça», se rassura-t’il.

Il y a quelques années, il s’était planté en s’asseyant sur la plage, sans avoir au préalable inspecté le « lieu d’attérissage », une aiguille de seringue usagée dans la fesse droite.
Mais il avait pu rapidement effectuer un test pour savoir s’il avait été infecté par le VIH.  Résutat: négatif ! Ouf !

Il contacta immédiatement le « 115 » pour prendre rendez-vous et savoir si cette chose, cette arme bactériologique, l’avait contaminé.
« Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement. Toutes les lignes de …»
« Noooon !!!!» , cria-t’il au beau milieu de la rue !
Il réalisa qu’ en plein pic épidémique, il n’ arriverait jamais à les joindre !
Et que s’il en était autrement, que quelqu’un daigne décrocher, comment allait-il expliquer sa mésaventure…
La personne à l’autre bout du fil éclaterait de rire, c’est certain !

« Vraiment pas de bol, il n’ y a qu’ à moi que cela arrive ! » , se dit-il.

Dépité, il reprit la route et d’un coup d’accélérateur, son bolide et lui disparurent dans le dense flot de la circulation.

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Glomérule Néphron.

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Cet écrit fait partie d’ une nouvelle catégorie de texte nommée M.L.Q.
Sans mauvais  jeu de mots, cet acronyme signifie : Magnifier Le Quotidien. Pour lire le premier texte, cliquez ICI.

L’ occasion pour moi de laisser s’exprimer une parcelle encore intacte de mon âme d’ enfant. Celui-là même qui, avec deux bouts de bois, perché sur un vieux banc d’école, partait à l’ aventure sur le plus beau des bateaux pirates (le banc) et croisait volontiers le fer (les bouts de bois) avec qui voulait bien en découdre avec le capitaine qu’ il était.

 

 

 

Chaque pot a son couvercle !

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Chaque pot a son couvercle.

Je ne vais pas écrire un texte à propos du coronavirus. Et non !
Vous y avez cru, à cause de la photo, n’ est-ce pas ?
Pour oublier un peu l’ angoisse que cette pandémie suscite, je vais aborder le sensible sujet… de mon maître et de ses couvercles !
Et oui, vous avez bien lu !
Hier soir, toujours le même rituel de l’ après-repas… je le vois débarrasser la table, l’ essuyer, mettre au lave-vaisselle le plus de choses possibles, et nettoyer le reste à la main, « comme les romains ».
Et puis… comme d’ habitude, vient le moment tant redouté ! Il doit trouver un tupperware avec son couvercle, afin d’ y mettre le surplus de nourriture cuisiné au dîner, et qui sera consommé au déjeuner le lendemain, au travail.
Il a une pile de boîtes de conservation, et juste à côté une autre avec leur couvercle respectif. En théorie donc, chaque boîte a son couvercle !
En théorie, oui, puisqu’ il les achète ensemble. Mais en pratique, c’est le cauchemar !
Évidemment, tout est rangé en bas d’ un meuble, donc pour les trouver, il se retrouve systématiquement agenouillé, ou plié en deux, la tête à l’ intérieur et dans l’ obscurité . Et pour ne rien arranger, un vrai bazar là-dedans, une chatte n’ y retrouverait pas ses petits ! Il a beau ranger, jamais l’ordre n’y persiste !
Il passe au moins dix minutes par soirée, à chercher où se trouve le couvercle du contenant de la bonne taille, qu’il vient enfin de dégoter !
Que d’ heures perdues à l’ année… et de mois, pour toute une vie !
Et pareillement pour les bocaux en verre qu’il conserve précieusement pour les coulis et confitures d’ été.
Le même stress du couvercle !
L’ Homme est décidément un animal bien étrange !
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Glomérule Néphron.
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Abduction

Crédit photo: Photo enlèvement,cliquez ICI

Abduction.

Qu’est-ce que je fais là ?

J’ai l’ impression que cela fait des heures que j’ attends, paralysé par la peur, étendu sur une sorte de fauteuil, aussi dur et inconfortable qu’ une table de bloc opératoire.

J’essaie tant bien que mal de tourner la tête, ma boîte crânienne étant solidement maintenue.

J’arrive néanmoins à l’incliner légèrement de chaque côté et découvre une pièce aux murs immaculés, semblables au plafond, d’où émergent deux dalles blanches fluorescentes, qui en rompent sa monotonie.

À proximité directe, se trouve une tablette, sur laquelle est posée un champ stérile, avec dessus, des instruments (de torture?) parfaitement alignés. L’ angoisse monte d’un cran…
Et d’ un autre encore, quand j’ entends une porte qui s’ouvre et se referme derrière moi.

Quelqu’un ou quelque chose s’approche …
Aveuglé par l’ éclairage sorti de nulle part et brandi devant moi par ses soins, je ne distingue de l’ entité qu’ une vague silhouette d’apparence humanoïde.
Le projecteur qui est désormais braqué sur ma bouche, me fait penser à celui du film « La guerre des mondes » sorti en 2005, et réalisé par Steven Spielberg.
Plus précisément, dans « la scène de la cave ». Où, souvenez-vous, ce monstre (de technologie) fait irruption.
Semblable à un énorme serpent métallique, dont les yeux sont deux puissantes lampes, il s’ insinue dans le sous-sol de la demeure où sont cachés nos héros, pour y explorer méticuleusement ses moindres recoins.

Soudain, une machine à ma gauche se déclenche, faisant un bruit d’aspiration qui se déplace rapidement vers moi, un objet se retrouve instantanément dans mon orifice buccal bloqué en position ouverte. Il me semble bien que c’est une canule, d’où s’échappe maintenant un assourdissant bruit de succion.

Mon hôte, mais devrais-je l’appeler ainsi, car il ne fait pas vraiment preuve d’hospitalité, présente devant mes yeux exorbités, une longue aiguille montée sur une seringue.
Il me la plante dans la gencive à plusieurs reprises. Douloureux !
Mais la sensation s’estompe vite et je ne sens plus rien.

Il s’empresse alors de mettre ce qui s’apparente le plus à un foret, à l’ extrémité d’ un autre appareil, l’approche de ma bouche… Je perds connaissance…
Quelques instants plus tard, je retrouve mes esprits.

J’ai fait un malaise !

Bon sang, que je déteste aller chez le dentiste !!!

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Glomérule Néphron.

Cet écrit inaugure une nouvelle catégorie de texte nommée M.L.Q.
Sans mauvais  jeu de mots, cet acronyme signifie : Magnifier Le Quotidien.

L’ occasion pour moi de laisser s’exprimer une parcelle encore intacte de mon âme d’ enfant. Celui-là même qui, avec deux bouts de bois, perché sur un vieux banc d’école, partait à l’ aventure sur le plus beau des bateaux pirates (le banc) et croisait volontiers le fer (les bouts de bois) avec qui voulait bien en découdre avec le capitaine qu’ il était.

 

Deux photos ci-dessous,du fameux serpent de fer, extraites du film de Steven Spielberg, « La guerre des mondes » sorti le 06 juillet 2005 . Crédits :cliquez ICI

Guerre des mondes steven spielberg 1 Guerre des mondes steven spielberg 2.jpeg

Photo cabinet dentaire, cliquez ICI

Des nouvelles d’ Akhënar ?

Bonjour,

Quelqu’un a-t-il des nouvelles d’Akhënar ? Oui, vous savez mon homonyme extra-terrestre ! Néphron Akhënar.

Il m’a demandé, il y a bientôt plus d’une semaine d’être coauteur sur mon blog, après avoir « cracké » mon mot de passe et détourné mon site.

Et depuis, plus personne ! Ce type est incroyable !

Le gars, s’est-il envolé ? A-t-il rejoint ses pénates plus vite que prévu ?

Allô, Houston à Akhënar ! 

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Glomérule Néphron.

Crédits photo : cliquez ICI

 

 

La ligue des super-héros

Petit rappel pour ceux qui prennent l’ aventure en cours de route : nos super-héros appartiennent à la gent canine.

La ligue des super-héros.
( suite et fin de notre trilogie Super-héros, clin d’ œil à « Avengers Endgame », sorti le 24 avril ).

La disparition.

Ce texte a été validé par MORVELLE COMIQUE’S et D’iCi COMIQUE’S 😉

Auparavant … Je m’ étais décidé à parler à Tchiot de mes pouvoirs
Et quelle ne fut pas ma surprise, lorsqu’il s’ exclama : « j’ en étais sûr » !

 

Dimanche.

Le jour J était enfin arrivé.
Le repas familial dominical, que j’ aime nommer : « L’ orgie hebdomadaire » !
Apéro avec ses petits « chkroun-chkrountch » à gober, ses spiritueux à siffler, ses entrées… pasti, antipasti, poisson, viande, que sais-je encore… « Amenez les poulardes » !

L’ ambiance était à son comble. Les petits enfants criaient à gorge déployée et couraient dans tous les sens. Ces chenapans nous avaient déjà coiffés au poteau dans la course aux restes de l’ apéritif, amuse bouches et autres fonds de verre. De vrais gloutons !

Leurs parents et grands parents trop occupés, une fois passés à table, à déguster le nouveau millésime du grand cru apporté par l’ oncle Jacky, ne géraient plus rien, et laissaient cette meute sauvage livrée à elle-même.

(Certains mauvais esprits diront qu’ anesthésié par l’ alcool et abruti par le bruit, à moins que ce ne soit l’ inverse, tout ce beau monde avait oublié SuperTchiot et SuperGlomé.
Mais moi, je dirais que ce qui va suivre ne peut-être que la preuve de l’ existence de nos super-pouvoirs et de la supériorité de l’ intelligence de notre espèce canine, face à celle des humains).

N’ ayant pas pu approcher des reliefs de l’ apéro, notre seul espoir maintenant, résidait dans ceux du festin.
L’ inévitable advint à la fin de cet après-midi interminable qui s’était passé pour nous, à baver en regardant les autres bâfrer.

Tout alla très vite.
D’ un seul regard complice avec SuperTchiot, ce dernier comprit qu’ il devait immédiatement passer à l’ action.
Comme prévu, en s’ asseyant à côté des fêtards, et en les regardant les uns après les autres, un sourcil relevé, il fit une diversion télépathique, en pensant très fort au mot magique «schmackos». Il put ainsi distraire toute la tablée. Il en fit le tour et chacun lui donna un petit morceau de quelque chose, qu’ il dévora à chaque fois un peu plus goulûment.

Pendant ce temps, j’ utilisais mon don d’invisibilité pour me glisser dans la cuisine américaine. Puis, je pris délicatement entre mes crocs, le dernier des poulets cuits qui avait échappé à la débauche culinaire. Il était entier et encore tiède ! Hum … Miam, miam !

En utilisant mes autres super-pouvoirs, je figeai le temps et rapide comme l’ éclair, je sortis sans me faire voir, par la baie vitrée entrouverte, le volatile dans ma gueule.

SuperTchiot ne tarda pas à me rejoindre dans le jardin, où nous pûmes festoyer tous deux, à notre tour.

Puis repus, nous fîmes une sieste bien méritée.

Un peu plus tard, lorsque les invités furent partis, nos maîtres se rendirent compte de la disparition de leur dîner. Une enquête fut menée, mais sans résultat.

Devant nos alibis en béton, il ne pouvait être question de nous inculper.
Tchiot, après avoir quémandé quelques restes à la fin du repas était sorti.
Quant à moi, comme le vieux chien que je suis, j’avais passé selon eux, l’après-midi entière à ronfler dans le jardin !

Ils en conclurent que ce devait être Denise, la femme de l’ oncle Jacky, qui avait probablement récupérer les restes, comme il lui était toujours proposé de le faire, d’ habitude !

« Mission accomplie SuperTchiot », dis-je au petit.
« Une totale réussite mon tonton SuperGlomé », me répondit-il, hilare !

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Glomérule Néphron.

Crédits Photos : montage photo Super Tchiot : Cliquez ICI  puis Là

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