Résultats des élections

Voici les résultats des élections organisées pour trouver le titre, qui pour vous, représente le mieux mon livre soporifique. Pour savoir de quoi il s’agit, si vous débarquez, cliquez ICI

VOTES TERMINES. Merci à toutes et tous d’avoir joué le jeu 😉

The titre qui sera donc : « Moutonronflons ». Bravo à Gibulène qui nous disait au départ de l’aventure, ne plus avoir d’idées depuis la Covid et ses confinements.

De Gibulène:

VOICI LE RESULTAT DES AUTRES VOTES:


De Iotop:

De marinadedhistoires

De Photonanie

De juliette:

Glomérule Néphron.

Je viens de rencontrer chez le libraire du coin de la rue, vous ne me croirez jamais, le célèbre critique littéraire« Arthur Daimleaupieleau ». Joli nom de rébus ! Il se propose de me rédiger la préface de mon livre soporifique « Moutonronflons »… à suivre 😉

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Mise à jour du dernier article « élections »

Oups ! Je viens de me rendre compte que le lecteur de WordPress n’affiche pas les claps de vote. Si vous voulez participer, pour voter il faudra vous rendre sur mon site en cliquant ICI, !!!

Pour vous entraîner 😉 LoL, aux futures élections qui approchent à grands pas, je vous encourage à user (abuser même) de votre devoir d’électeur en votant pour le titre, qui pour vous, représente le mieux mon livre soporifique. Pour savoir de quoi il s’agit, si vous débarquez dans cette aventure cliquez ICI

Pour rappel, voici les propositions de titre qui ont été faites. (J’espère n’avoir oublié personne !)


De Iotop:

Le Labyrinthe compte ses pas

Le degré de l’alpage se cramponne

Le fatal bruissement Alpagique

Le mercure n’a pas froid aux yeux

La tête de l’éleveur au frais

Le fond de l’huisserie, sur fond d’alpage

De gibulène

« moutonronflons » du verbe moutonronfler (1er groupe) 😉

De marinadedhistoires

Donorlivre

De Photonanie

« La laine fraîche au réveil » (rapport à Antonin)

De juliette:

Balayons les moutons sous nos lits

La patience des moutons

Le silence des moutons

Mes propositions :

Le rêve d’Antonin

Rêveries alpestres

« Contons » ou comptons les moutons

Ronflons avec les moutons

Le livre sans nom (mince, titre déjà pris !)

Merci d’avance pour votre participation 🙂 Bon vote 😉

J’espère qu’un titre émergera et donc qu’il n’y aura pas de deuxième tour.

Je crois que je vais laisser le temps au temps et laisser l’isoloir ouvert un moment, pourquoi pas la semaine, tiens !

Glomérule Néphron.

Ah oui, pour ce scrutin, il risque d’y avoir foule au bureau de vote, je vais remettre mon masque pour l’occasion !

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Entraînement aux élections

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Pour vous entraîner 😉 LoL, aux futures élections qui approchent à grands pas, je vous encourage à user (abuser même) de votre devoir d’électeur en votant pour le titre, qui pour vous, représente le mieux mon livre soporifique. Pour savoir de quoi il s’agit, si vous débarquez dans cette aventure cliquez ICI

VOTES TERMINES. Merci à toutes et tous d’avoir joué le jeu 😉

VOICI LES RESULTATS: Le titre sera donc : « Moutonronflons »

De Gibulène:


De Iotop:

De marinadedhistoires

De Photonanie

De juliette:

Glomérule Néphron.

Un titre pour mon « livrecament » ?

Livrecament

Tout d’abord un grand merci à toutes et tous pour m’avoir chaleureusement souhaité un bon retour parmi la communauté.

Ensuite, nous n’avons toujours pas trouvé de titre à ce « livrecament » ou livre calmant, si soporifique !

Je rajoute un lien plus clair vers ce « Livrecament », cliquez ICI (suite au commentaire de Dominique).

Nous avons quelques propositions qui ont été faites.
En voici quelques-uns :

De Juliette:

Balayons les moutons sous nos lits

De Iotop:
Le Labyrinthe compte ses pas
Le degré de l’alpage se cramponne
Le fatal bruissement Alpagique
Le mercure n’a pas froid aux yeux
La tête de l’éleveur au frais
Le fond de l’huisserie, sur fond d’alpage

Mes propositions :

Le rêve d’Antonin
Rêveries alpestres
« Contons » ou comptons les moutons (au choix)
Ronflons avec les moutons
Le livre sans nom (mince, titre déjà pris !)

Si vous voulez bien m’en proposer d’autres pour un futur vote, je suis preneur.

La nuit porte conseil, paraît-il !

Belle soirée et bonne nuit. Faîtes de beaux rêves… de titres  😉

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Glomérule Néphron.

Crédit photo : cliquez ICI

Le livre

Depuis un bon bout de temps plus d’article !

Certain.e.s d’entre vous devaient et doivent encore se demander : mais qu’est devenu Glomérule ?

Ou pas, d’ailleurs !

Eh bien, j’écrivais… un livre !

Humour bien sûr !

Mais tiens, bonne idée ! Et si j’imaginais une suite à cette mauvaise excuse !

Comment expliquer cette notable absence sur mon blog… « mis en sommeil » en quelque sorte

LE LIVRE

Quelques-unes de mes nuits d’insomniaque y passèrent. Mais grâce à l’écriture de ce bouquin, la durée de ces veillées diminua très rapidement.

Enfin pas exactement grâce à la conception de ce « chef-d’œuvre » mais à partir du moment où… je commençais à me relire !

Et à chaque fois, les mêmes symptômes se déclenchaient.

Mon esprit s’embrumait, les yeux me picotaient, et lentement, mais sûrement se fermaient, puis je tombais irrésistiblement et systématiquement dans les bras de Morphée.

Et comme j’écrivais essentiellement la nuit, avec de moins en moins de temps pour le faire, la création de cet opuscule soporifique s’éternisait !

Je ne m’explique toujours pas aujourd’hui cet effet hypnotique !

Est-ce dû à cette histoire très bucolique, trop relaxante peut-être ?

À la lecture du soir ? Remède naturel que beaucoup pratiquent pour stimuler leur imaginaire, afin de faire de beaux rêves. Certaines créations littéraires s’y prêtent d’ailleurs tellement bien !

Non mais là, rien de comparable ! Une puissance d’anesthésie d’une efficacité sans faille ! Le truc imparable !

Autant le médecin pourrait prescrire la lecture de mon livret à une personne atteinte d’agrypnie, autant il la déconseillerait formellement sous forme de livre audio, à tous les conducteurs d’engins motorisés.

En écrivant cette phrase je prends conscience à l’instant, que l’effet indésirable ou recherché ne dépend donc pas du support (papier ou audio) mais bien du fond !

Et pour mieux vous rendre compte de quoi je parle, en voici donc un extrait :

L’action se déroule dans les alpages…

« À l’aube la montagne, comme prise d’un grand frisson à son réveil, fut entièrement parcourue d’un bout à l’autre, par le bruissement d’une brusque rafale qui secoua les branches de ses Mélèzes.

Antonin, notre berger, sursauta et s’étonna lui-même de se retrouver dans la position assise, alors qu’il y a une seconde à peine, il dormait encore. Il s’était hier soir assoupi tardivement, car très soucieux !

– Allez zou, s’écria-t-il, comme pour mieux se donner du courage et chasser son angoisse. En effet, c’était pour lui le grand jour ! Sa première journée d’estive de la saison, celle où il réceptionne comme chaque année, acheminé par camions, un troupeau de moutons d’environ 1500 têtes.

Quelle pression, quelle responsabilité !

Car c’est entre ses mains que va reposer pendant trois mois, l’avenir de l’éleveur, « Marcel » pour ne pas le nommer, qui lui a confié toutes ses bêtes, son gagne pain, sa vie en somme.

Un vrombissement assourdissant de nombreux moteurs interrompit brusquement la toilette de notre berger.

Déjà, pensa-t-il. Il bondit à l’extérieur de la cabane.

Le fond de l’air frisquet du petit matin figea son visage encore mouillé. Il lança un rapide coup d’œil vers le vieux thermomètre à mercure, fixé sur l’huisserie de la porte.

Verdict :5 °C !

Un des effets physique de l’altitude. On perd en effet 1 °C tous les 100 m. Ainsi, même début juin, il n’est pas rare d’approcher le point de gel à 2500 m.

Une flopée de semi-remorques encombrait maintenant l’accès à la bergerie.

Le soleil peinait à s’extraire des sommets environnants.

Dans cette pénombre lutant avec la lumière, les phares de toutes ces bétaillères arrêtées sur le sinueux chemin, pare-choc contre pare-choc, ressemblaient à une guirlande lumineuse géante ! Un spectacle digne de la magie de Noël.

Marie s’extirpa péniblement de la cabine du camion « pilote ».

Compagne d’Antonin, elle avait guidé comme à chaque transhumance, les chauffeurs et les ovins jusqu’à ce bout du monde.

[Non loin de là une chute d’eau se déversait dans un précipice sans fond. La légende disait vrai ! Lorsque l’on en atteignait une extrémité, notre Terre « plate » se terminait donc de la sorte, tel le royaume d’Hasgard. Des restes de bifrost tapissaient ici et là les plus hauts sommets]  😉

Mais trêve de plaisanterie, revenons à nos moutons. C’est le cas de le dire !

La belle Marie accourut vers l’amour de sa vie pour l’éteindre de tout son corps puis l’embrassa avec passion.

-Pfou, dit-elle en reculant sa tête avec un air de dégoût. Tu as bien une haleine de berger ! Tu t’es lavé les dents quand pour la dernière fois ?

-Ben hier, lui répondit Anto un peu déçu de cette réaction de rejet. Tu sais ce matin vous êtes arrivés plus tôt que prévu, j’ai même pas eu le temps de m’essuyer la figure après ma toilette !

-Mouais, marmotta-t-elle, affichant une moue dubitative.

-Bon on décharge les camions, lui balança en lui tournant les talons, notre gardien de troupeau, vexé.

Tous les enclos et le système de barrières pour canaliser, compter et répartir le cheptel, étaient fonctionnels. Il n’y avait plus qu’à !

Les conducteurs, habitués, eux aussi, connaissaient bien leur affaire et tout s’enchaîna très rapidement.

Déjà, les premiers moutons s’engouffraient dans l’ingénieux labyrinthe construit la veille pour l’occasion.

Antonin commença le comptage : un, deux, trois, quatre… cinquante, cinquante-et-un.

-Et m*rde, lâcha-t-il. Il siffla pour attirer l’attention de tout le monde. Les chauffeurs stoppèrent net le flot continu d’animaux.

– Ça se bouscule trop Marie ! Je n’arrive plus à suivre là ! Ch*er ! Il faut que je les recompte tous, cria-t-il.

Allez, c’est reparti pour un tour ! Un, deux, trois, etc. »

Et voilà, c’est souvent à ce premier passage que je m’endors, même s’il y en a d’autres un peu plus loin qui me font le même effet !

Je vous avais prévenu : une puissance d’anesthésie d’une efficacité sans faille ! Le truc imparable !

J’ai trouvé une catégorie dans laquelle on pourrait classer ce bouquin. Pourquoi pas un « LIVRECAMENT » (contraction de livre et de médicament). Il pourrait être référencé pour le Vidal dans la famille des hypnotiques ou anesthésiques.

Par contre je ne lui ai toujours pas donné de titre. Comment l’ appeler ? L’assommoir ? Non, déjà pris ! Euh… Histoire à dormir debout ? L’excuse pour mon blog mis en sommeil l’est en tous cas!

Si vous pouviez m’aider à lui trouver un nom, j’apprécierais . J’attends vos idées avec impatience 😉

Merci d’avance, très chères lectrices et lecteurs.

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Glomérule Néphron.

Et puis zut, je tombe le masque ! Vu qu’ à l’extérieur, en pleine montagne il n’y a pas de risque, non ?

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Jachère fleurie.

Ce blog est officiellement en jachère .

Je laisse donc l’ inspiration se reposer et préfère cultiver en ce bel été, le vrai potager et tous les précieux instants que les vacances m’ offrent, avec mes proches et ami.e.s.

Belles vacances à toutes et tous, et bon courage pour les autres qui bossent avec le masque en pleine canicule !  😉

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Glomérule Néphron.

Crédit photo : Jachère fleurie, cliquez ICI

Mr Popples

Mars et «moi» des fous.

Voici la suite du texte « Névrose »

Pour comprendre de quoi li s’agit… Cliquez ICI

 

Mr Popples.
Mr Popples venait de sortir du cabinet du Docteur Auguste Schnorchel, psychanalyste, qui avait eu une dure semaine.
Et cette première séance avec ce nouveau client fut pour lui quelque part « reposante » .  Pas encore de catharsis à gérer !

Pour que les blocages se dénouent, le patient qui ne vient au départ que pour des symptômes (mal-être incompréhensible, souffrance intérieure, troubles obsessionnels compulsifs), ne voit pas les murs de la prison dans laquelle il s’est enfermé lui-même, jadis.

Le travail du médecin sera alors de lui faire recouvrer la vue. L’amener à sentir à tâtons ces murs, mettre des mots sur ces résistances, dévoiler ce qu’elles cachent, trouver l’issue par lui-même par des prises de conscience successives.

Le thérapeute resta assis un long moment, pensif.
Il se remémora les propos tenus par son client : «un rêve» dont l’action se déroule dans « un film en noir et blanc » .
« Dans le lointain passé… hum, hum ». Une phrase prononcée à voix haute par le médecin, comme pour mieux réfléchir .
Puis il enchaîna toujours distinctement : « D’après Mr Popples, l’homme qu’il voit dans ce rêve, chapeau haut de forme long manteau, barbe, est Freud. Il me représente donc, d’après lui » . Toutes ses paroles résonnaient dans la pièce.

Puis, il continua sa réflexion intérieurement.
À noter, la barbe est un symbole paternel également, un des grands archétypes communs comme Dieu ou le soleil .

Un vieux film, muet de surcroît… il se pourrait que tout ce rêve soit lié à un secret tu ! Ou à un refus de parler correspondant à un rejet de la cure, idem pour le fait de m’attribuer cette demande du premier intertitre, rejet qui serait normal et est de toute manière tôt ou tard, inévitable .

Auguste Schnorchel reprit ses notes en main pour relire plus particulièrement cet intertitre : « Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise »…

Puis il se mit à écrire frénétiquement sur son bloc-note.

Le patient que nous nommerons « Monsieur P » l’explique ainsi : « J’adorais traîner dans les bois et manger des framboises sauvages, quand j’étais chez mes grands-parents. J’y ai passé toutes mes grandes vacances jusqu’à mon adolescence.
Et maintenant que je m’en souviens, ils habitaient la ville de Conte dans le Jura… Ma grand-mère était donc Contoise ! » .
Il y a là fort probablement, le repère temporel d’un refoulement passé, songea le praticien.
À quoi correspond-il ? Renvoie-t-il à un autre instant similaire ? Est-il un déplacement, un mélange de souvenirs qui pourraient en cacher un ou plusieurs autres ?
Sur l’intertitre suivant était inscrit : « Je vous prie de rester courtois, voyons ! ».
D’après Mr P, c’était sa réponse à ma demande. Comme si je l’offensais ? …

Tout est connecté, reste à savoir comment. Seul Mr Popples le sait et finira par le dire, pensa le Docteur.

À ce même instant, Mr Popples arrivait à son domicile. Il semblait nerveux et ne cessait d’observer les alentours.
Il rentra un code sur un boîtier d’alarme. Il prit son trousseau de clefs, puis ouvrit un, puis deux, puis trois verrous. Et il jeta un dernier coup d’œil derrière lui, avant de se glisser furtivement à l’intérieur par l’entrebâillement de la porte blindée maintenant ouverte.
Une fois rentré dans son fort Knox, il refit les mêmes opérations dans l’ordre inverse, excepté pour l’alarme.

Puis il fut soudainement pris d’une crise d’hilarité à en pleurer !
Les spasmes de rires par vagues successives, s’estompèrent progressivement, laissant place à des courbatures abdominales. Il essuya ses larmes d’un revers de manche, renifla d’un coup sec et lâcha dans un profond soupir : « Oh là là ! » comme s’il regrettait déjà cette émotion qui lui avait échappée.

Puis, ayant repris son calme, il accomplit ses rituels quotidiens, réglé comme du papier à musique : remettre à l’heure exacte sa vieille horloge comtoise qui perd systématiquement cinq minutes en vingt-quatre heures, et sortir son souper du congélateur coffre.

Il prit une clé cachée dans un interstice, à droite du cadran de la centenaire.
Avec, il alla ouvrir un gros cadenas qui condamne l’ouverture de l’imposant appareil frigorifique.

Il farfouilla à l’intérieur des viscères du monstre pour en extraire son repas, mais quelque chose l’en empêchait !

« Étrange que cela coince ! », dit-il.
Tout avait été effectivement calibré, découpé et conditionné
dans du plastique haute résistance puis soigneusement rangé !
Il en sortit deux ou trois trucs qu’il aligna sur la table de la cuisine… une
jambe, un bras, une tête avec un sac collé sur le visage !
« Ah voilà le coupable », lâcha-t-il !
« C’est ce foutu sachet de framboises surgelées qui s’est collé ! Sûrement à cause de l’humidité due à la condensation », marmonna-t-il.
« Il faudra vraiment que je change ce joint défectueux ! »
Il eut une idée… Et si en attendant je me faisais un dessert à la framboise.
« Ce soir, festin ! », s’écria-t-il.

Il profita de cet incident pour en extraire un poulet pour son déjeuner du lendemain, en plus de son dîner du jour.

Puis Mr Popples remis un peu d’ordre dans ce bazar, rangea méticuleusement chaque membre à sa place, referma le couvercle et s’en alla tranquillement replacer la clé du mausolée dans la pendule.

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Glomérule Néphron.

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Mars, et « moi » des fous

Excellente idée que Gibulène a eue pour l’Agenda Ironique de Mars 2020 – Le mois des fous.
Le challenge : « Imaginez que vous êtes dans le moi d’un fou. Vous allez parler de ce que vous voyez, ressentez, imaginez, de l’intérieur de ce moi fou, en vous mettant à la place d’un de « ces êtres étranges et dérangeants » que sont les « fous ». Sauf que bien sûr, il y a une contrainte !
Il vous faudra insérer, là où vous voudrez, la phrase suivante :
« Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise ».
– Je vous prie de rester courtois, voyons ! »

Ce thème sur la folie et cette phrase à insérer m’ont inspiré.

Je suis hors compét puisque la date butoire est passée. Mais peu importe, je me suis bien amusé en créant cette histoire, composée de deux textes qui pourrait aussi bien n’en faire qu’un seul. Et si pour écrire cette aventure, je me suis tantôt mis dans la peau du psychanalyste, tantôt dans celle de Mr Popples, je me sens libéré d’en être sorti !

Névrose.

Un cabinet de psychanalyse, quelque part en Angleterre …

– Bonjour docteur Schnorchel.
– Bonjour Mr Popples. Installez-vous sur le divan. Connaissez-vous le principe de la psychanalyse ?
– Oui, c’est une thérapie par la parole où il me suffit de vous dire tout ce qui me passe par la tête.
– Et d’associer des idées, de raconter vos rêves, si vous vous en souvenez.
– Tiens c’est marrant que vous m’en parliez
– Marrant ?
– Oui, c’est une drôle de coïncidence !
– Une coïncidence hum, hum…
– Cette nuit, j’ai fait un drôle de rêve.
– Hum, hum, un drôle de rêve ? Comme la coïncidence ?
– Vous voulez dire que ce rêve n’était pas une coïncidence et était en rapport direct avec notre premier rendez-vous ?
– Moi je ne dis rien, c’est vous qui venez de le dire !
– Ah oui ! Par les associations d’idées !
– Et ce rêve ?
– Heu, c’était vraiment bizarre.
– Oui, c’est-à dire ?
– C’était comme dans un film muet, en noir et blanc. Il y avait un grand monsieur barbu affublé d’un monocle, et d’un haut de forme. Il était vêtu d’un long manteau comme au XIXe siècle. Il semblait me dire quelque chose. Sur l’intertitre, vous savez dans les vieux films muets, le texte qui était écrit sur un carton entre deux scènes…
– Oui et qu’y avait-il d’inscrit sur « ce carton » ?
– Il y avait : « Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise ». Ca ne veut rien dire !
– Vous en êtes sûr ? Les framboises, vous font-elles penser à quelque chose en particulier ?
– Heu…(un ange passe, puis deux et enfin trois 😉 )
J’adorais traîner dans les bois et manger des framboises sauvages, quand j’étais chez mes grands-parents. J’y ai passé toutes mes grandes vacances jusqu’à mon adolescence.
Et maintenant que je m’en souviens, ils habitaient la ville de Conte dans le Jura… Ma grand-mère était donc Contoise !
– Et ces « yeux » de framboises ? Quelle signification ils auraient pour vous ?
– Les yeux… voir . Revoir ces instants de cueillette ? Mon enfance ?
– Hum, hum. Et « demande connaissance » cela vous évoque… ?
– Ben… C’est quelqu’ un qui veut savoir, qui veut comprendre, prendre connaissance.
– Et ce monsieur barbu du XIXe siècle en haut de forme ? Qui pourrait-il être ou symboliser pour vous ?
– Heu… Il me fait penser à Freud. C’est ainsi que je me le représente. Il pourrait être vous ! Vous êtes mon psychanalyste… Oui, c’est vous !
– Et donc si on l’on résume tout ce que vous venez de me dire …
– Et bien hier soir, j’ai rêvé que vous me demandiez de me souvenir de mon enfance pour comprendre… mes vacances, la cueillette des framboises… chez mes grands-parents qui habitaient à Conte.
– Et vous me répondiez quelque chose ?
– Je vous répondais sur l’intertitre suivant : «– Je vous prie de rester courtois, voyons ! »
– Comme si cette demande que je vous faisais était une offense, donc ?
– Oui, apparemment ! Répondit Mr Popples perplexe.
– Et que pensez-vous d’entamer une thérapie par la parole en évoquant votre rêve qui se déroule au beau milieu d’un film muet ?
Le patient interloqué en resta coi !
Et vous n’avez pas encore abordé les raisons de cette cure que vous souhaitez commencer.
Je vous laisse réfléchir, dit le médecin.
Nous nous revoyons vendredi à 15 h 00 ? Cela vous convient-il ?
– Oui, parfait docteur, bégaya Popples encore surpris.
Combien je vous dois ?
– La première séance est offerte. Les prochaines vous coûteront 80 £ivres.
Mr Popples se leva, songeur, serra la main du praticien et s’en alla.
– Non, s’écria le psychanalyste.
Le client fit un bond de côté.
Pas par cette porte, dit le Dr Schnorchel.
Il y en a une pour rentrer et l’ autre pour sortir, afin que les patients ne se croisent pas !
– Ah oui, je comprends! Pour la discrétion, j’ apprécie ! A vendredi docteur !
– A vendredi !

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Glomérule Néphron.

Crédit photo: cliquez ICI

Le masque

Glomérule masqué

Le masque.

Un masque, je me suis dégotté,
Pour éviter de tous les contaminer,
Les autres, surtout nos sages, nos aînés,
Les plus fragiles de nos êtres aimés.

Un masque, je me suis dégotté,
Pour pouvoir continuer à fumer,
D’un passage il est équipé,
Pour faire ma pipe passer.

Un masque, je me suis dégotté,
Et quand l’ air j’ aspirerai,
Le foyer de mon calumet,
Incandescent verra le virus brûler.

Un masque je me suis dégotté,
«Tout feu tout flamme» y est gravé,
Le sceau des enfers où va retourner
Cette saleté de bestiole couronnée !

Une page de pub : Le masque pour fumeur «tout feu tout flamme» , vous permettra de fumer en toute sécurité, et assainira votre environnement.

! Avertissement !

Attention fumer pue,
Fumer tue,

Fumes trop d’ « Amsterdamneur »
Et tu meurs…

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Glomérule Néphron.

Crédit photo : photo d’ origine du masque de Glomérule, cliquez ICI .

Cet écrit fait partie d’ une nouvelle catégorie de texte nommée M.L.Q.
Sans mauvais  jeu de mots, cet acronyme signifie : Magnifier Le Quotidien.

L’ occasion pour moi de laisser s’exprimer une parcelle encore intacte de mon âme d’ enfant. Celui-là même qui, avec deux bouts de bois, perché sur un vieux banc d’école, partait à l’ aventure sur le plus beau des bateaux pirates (le banc) et croisait volontiers le fer (les bouts de bois) avec qui voulait bien en découdre avec le capitaine qu’ il était.