Le livre

Depuis un bon bout de temps plus d’article !

Certain.e.s d’entre vous devaient et doivent encore se demander : mais qu’est devenu Glomérule ?

Ou pas, d’ailleurs !

Eh bien, j’écrivais… un livre !

Humour bien sûr !

Mais tiens, bonne idée ! Et si j’imaginais une suite à cette mauvaise excuse !

Comment expliquer cette notable absence sur mon blog… « mis en sommeil » en quelque sorte

LE LIVRE

Quelques-unes de mes nuits d’insomniaque y passèrent. Mais grâce à l’écriture de ce bouquin, la durée de ces veillées diminua très rapidement.

Enfin pas exactement grâce à la conception de ce « chef-d’œuvre » mais à partir du moment où… je commençais à me relire !

Et à chaque fois, les mêmes symptômes se déclenchaient.

Mon esprit s’embrumait, les yeux me picotaient, et lentement, mais sûrement se fermaient, puis je tombais irrésistiblement et systématiquement dans les bras de Morphée.

Et comme j’écrivais essentiellement la nuit, avec de moins en moins de temps pour le faire, la création de cet opuscule soporifique s’éternisait !

Je ne m’explique toujours pas aujourd’hui cet effet hypnotique !

Est-ce dû à cette histoire très bucolique, trop relaxante peut-être ?

À la lecture du soir ? Remède naturel que beaucoup pratiquent pour stimuler leur imaginaire, afin de faire de beaux rêves. Certaines créations littéraires s’y prêtent d’ailleurs tellement bien !

Non mais là, rien de comparable ! Une puissance d’anesthésie d’une efficacité sans faille ! Le truc imparable !

Autant le médecin pourrait prescrire la lecture de mon livret à une personne atteinte d’agrypnie, autant il la déconseillerait formellement sous forme de livre audio, à tous les conducteurs d’engins motorisés.

En écrivant cette phrase je prends conscience à l’instant, que l’effet indésirable ou recherché ne dépend donc pas du support (papier ou audio) mais bien du fond !

Et pour mieux vous rendre compte de quoi je parle, en voici donc un extrait :

L’action se déroule dans les alpages…

« À l’aube la montagne, comme prise d’un grand frisson à son réveil, fut entièrement parcourue d’un bout à l’autre, par le bruissement d’une brusque rafale qui secoua les branches de ses Mélèzes.

Antonin, notre berger, sursauta et s’étonna lui-même de se retrouver dans la position assise, alors qu’il y a une seconde à peine, il dormait encore. Il s’était hier soir assoupi tardivement, car très soucieux !

– Allez zou, s’écria-t-il, comme pour mieux se donner du courage et chasser son angoisse. En effet, c’était pour lui le grand jour ! Sa première journée d’estive de la saison, celle où il réceptionne comme chaque année, acheminé par camions, un troupeau de moutons d’environ 1500 têtes.

Quelle pression, quelle responsabilité !

Car c’est entre ses mains que va reposer pendant trois mois, l’avenir de l’éleveur, « Marcel » pour ne pas le nommer, qui lui a confié toutes ses bêtes, son gagne pain, sa vie en somme.

Un vrombissement assourdissant de nombreux moteurs interrompit brusquement la toilette de notre berger.

Déjà, pensa-t-il. Il bondit à l’extérieur de la cabane.

Le fond de l’air frisquet du petit matin figea son visage encore mouillé. Il lança un rapide coup d’œil vers le vieux thermomètre à mercure, fixé sur l’huisserie de la porte.

Verdict :5 °C !

Un des effets physique de l’altitude. On perd en effet 1 °C tous les 100 m. Ainsi, même début juin, il n’est pas rare d’approcher le point de gel à 2500 m.

Une flopée de semi-remorques encombrait maintenant l’accès à la bergerie.

Le soleil peinait à s’extraire des sommets environnants.

Dans cette pénombre lutant avec la lumière, les phares de toutes ces bétaillères arrêtées sur le sinueux chemin, pare-choc contre pare-choc, ressemblaient à une guirlande lumineuse géante ! Un spectacle digne de la magie de Noël.

Marie s’extirpa péniblement de la cabine du camion « pilote ».

Compagne d’Antonin, elle avait guidé comme à chaque transhumance, les chauffeurs et les ovins jusqu’à ce bout du monde.

[Non loin de là une chute d’eau se déversait dans un précipice sans fond. La légende disait vrai ! Lorsque l’on en atteignait une extrémité, notre Terre « plate » se terminait donc de la sorte, tel le royaume d’Hasgard. Des restes de bifrost tapissaient ici et là les plus hauts sommets]  😉

Mais trêve de plaisanterie, revenons à nos moutons. C’est le cas de le dire !

La belle Marie accourut vers l’amour de sa vie pour l’éteindre de tout son corps puis l’embrassa avec passion.

-Pfou, dit-elle en reculant sa tête avec un air de dégoût. Tu as bien une haleine de berger ! Tu t’es lavé les dents quand pour la dernière fois ?

-Ben hier, lui répondit Anto un peu déçu de cette réaction de rejet. Tu sais ce matin vous êtes arrivés plus tôt que prévu, j’ai même pas eu le temps de m’essuyer la figure après ma toilette !

-Mouais, marmotta-t-elle, affichant une moue dubitative.

-Bon on décharge les camions, lui balança en lui tournant les talons, notre gardien de troupeau, vexé.

Tous les enclos et le système de barrières pour canaliser, compter et répartir le cheptel, étaient fonctionnels. Il n’y avait plus qu’à !

Les conducteurs, habitués, eux aussi, connaissaient bien leur affaire et tout s’enchaîna très rapidement.

Déjà, les premiers moutons s’engouffraient dans l’ingénieux labyrinthe construit la veille pour l’occasion.

Antonin commença le comptage : un, deux, trois, quatre… cinquante, cinquante-et-un.

-Et m*rde, lâcha-t-il. Il siffla pour attirer l’attention de tout le monde. Les chauffeurs stoppèrent net le flot continu d’animaux.

– Ça se bouscule trop Marie ! Je n’arrive plus à suivre là ! Ch*er ! Il faut que je les recompte tous, cria-t-il.

Allez, c’est reparti pour un tour ! Un, deux, trois, etc. »

Et voilà, c’est souvent à ce premier passage que je m’endors, même s’il y en a d’autres un peu plus loin qui me font le même effet !

Je vous avais prévenu : une puissance d’anesthésie d’une efficacité sans faille ! Le truc imparable !

J’ai trouvé une catégorie dans laquelle on pourrait classer ce bouquin. Pourquoi pas un « LIVRECAMENT » (contraction de livre et de médicament). Il pourrait être référencé pour le Vidal dans la famille des hypnotiques ou anesthésiques.

Par contre je ne lui ai toujours pas donné de titre. Comment l’ appeler ? L’assommoir ? Non, déjà pris ! Euh… Histoire à dormir debout ? L’excuse pour mon blog mis en sommeil l’est en tous cas!

Si vous pouviez m’aider à lui trouver un nom, j’apprécierais . J’attends vos idées avec impatience 😉

Merci d’avance, très chères lectrices et lecteurs.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est avatar-coronavirus-articles.jpg

Glomérule Néphron.

Et puis zut, je tombe le masque ! Vu qu’ à l’extérieur, en pleine montagne il n’y a pas de risque, non ?

Crédit photo: cliquez ICI

18 réflexions sur “Le livre

    • Bonne idée, je n’y avais même pas pensé ! Il n’y a tellement plus grand chose de remboursé. Je m’en vais de ce pas monter le dossier à l’ ANSM, l’agence du médicament. Puis, Il faudrait ensuite qu’il te soit prescrit par un médecin qui te délivre une ordo ! LoL. Eh bé ! On a pas le c*l sorti des ronces, comme on dit ! 😉

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